Sick Boy.

J'aurais été une Cléopâtre au Moyen Âge, une Princesse d'Orient puisque tu y tiens tant
Nous aurions été Louis XIV, Genièvre, un Prince d'un autre temps
« A ce moment même, elle se met des fleurs dans les cheveux et lui se met à craquer »
Recherchons donc Susan désesperement.

C'est avec lui qu'on se penche avec excitation pour écouter les secrets, c'est avec lui qu'on s'aime à s'énerver. C'est avec lui que les plateaux-télés sont les meilleurs, c'est avec lui qu'on peut vaincre nos peurs. C'est avec lui qu'on se dispute violemment, c'est avec lui qu'on rit bruyamment. C'est avec lui qu'on prie pour le rire, c'est avec lui qu'on parle pour ne rien dire. C'est avec lui qu'on finit par faire ce qu'on ne voulait pas faire, qu'on finit par dire ce qu'on ne voulait pas taire. C'est avec lui qu'on improvise. Et c'est avec lui qu'on échaffaude des plans qui font mal à la tête, c'est avec lui qu'on fait mieux la fête, qu'on s'tape sur la tête. C'est avec lui qu'on passe les meilleurs lendemains de soirées, c'est avec lui qu'on prend encore une bouffée. Et c'est avec lui qu'on a les pires fou rires, fins de soirées. C'est avec lui qu'on sort le soir, tard dans le métro, c'est avec lui qu'on s'fend la poire, plus tard le boulot. Puis finalement, c'est avec lui que tout a commencé et puis tardivement, c'est avec lui que tout va se terminer.

# Posté le mercredi 11 novembre 2009 14:37

t'es couillone toi, même les textes que j'aime pas, tu les écrits bien, des fois je me les relits tous, d'un coup. Je me fais ton blog en entier, avec un petard et du café le dimanche matin en attendant que tu te connectes, alors t'arretes tes conneries de réussites, et tu me laisse dormir, counasse de mon coeur. ♥

# Posté le dimanche 08 novembre 2009 18:31

Tu connaissais pas la consigne, mon ange.

Elle ne croit pas en l'amour. Des fois, elle le croise mais ne sait pas l'apercevoir. Elle dit « J'ai envie de toi », « Viens me voir », « Tu me manques » mais jamais un « Je t'aime » ne sort de ses lèvres. Elle fait semblant, des fois à pas lents, elle fait comme si, avec des Jimi, des Alexis, des cas pas faciles. Elle couche, semblant de vie, elle trouble, histoire d'une vie. Elle en parle, elle en rie, elle en crie. Elle fait, trois fois rien, le tri. Bien sûr que son coeur le réclame mais elle n'entend que l'appelle du lit, des carresses, des promesses. Et le lendemain, plus rien. Elle a des rêves pas comme les autres, des histoires qui ne font pas dans l'eau de rose. Elle veut un mec qui la tienne, qui la prenne un soir de concert, un mec qui flanche pas, qui dérange pas, un mec qui sait pas où il va. Elle fait des tas de sourires, elle rougit parce que oui, c'est une fille. Elle donne des tas de frissons à des midinettes en salopettes, à des garçons encore dans le vague de l'adolescence. Elle croise des fois, comme toi, le grand brun qui, au fond d'une salle, la prend par la main, la relève, la caresse. Et ce grand brun, comme elle, sait pas trop ce qui l'arrange, ce qu'il le dérange. Il sait pas si il faut la prendre, l'attendre. Alors dans le noir, sous les couvertures, les mots découlent comme des mots doux, des mots d'amour. Elle ne croit pas en l'amour parce qu'elle ne sait pas d'où il vient, parce qu'elle ne sait pas où il va. Alors elle se dit qu'elle aimerait le suivre dans son van tout pourrit, qu'elle aimerait qu'il se dise que c'est elle, la fille de sa vie. Mais quand on y croit pas, quand on a le coeur trop petit, trop prit, les histoires d'une vie ça dure pas plus, qu'une nuit.

Elle croit pas en l'amour mais elle l'a croisé. Une fois, un soir. Elle croit pas en l'amour mais elle le tient, son Dom quelque chose, son machin truc chouette qui fait des prouesses. Elle y croit pas parce qu'il est trop parfait et que dans les contes de fées, la méchante rode.

« Je vais lui apprendre, moi, à celle-là. Je vais lui faire voir qu'il faut pas me suivre, me nuire. Je vais lui faire voir et te faire croire. T'en vaut la peine, t'aura la trêve. »

# Posté le dimanche 08 novembre 2009 17:18

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 18:06

I think we're too shy, I think we're in love.

How many roads must a man walk down before you call him a man? Yes, and how many times can a man turn his head and pretend that he just doesn't see? How many ears must one man have before he can hear people cry? The answer, my friend, is blowin' in the wind.

# Posté le dimanche 08 novembre 2009 09:58

Variantes.

Variantes.
Comme un rasta sans pétard, comme un corse sans pétard. Quand t'es pas là, je suis comme ça. Je suis aphone, j'ai plus d'neurones, j'tombe de mon trône. Quand t'es pas là, j'n'existe pas. Si t'es pas là, j'n'suis plus moi.

Parce que des fois, je me sens tellement contente que je mets presque une éternité à m'en rendre compte. Thomas, à toi ! Sinon, ouais, je reviendrais. Quand j'aurais retrouvé quelques mots adaptés.


EDIT // Tu veux pas encore me parler pour ne rien dire? Comme ça, pour le geste? Trop fière, pour le faire la première. Mais je vais pas te harceler... Dis, ça te dérangerais?

# Posté le samedi 07 novembre 2009 14:55

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 07:50

London calling.

London calling.
On est du genre un pour tous, tous pour un. On est du genre à s'attacher à des babioles, à s'insulter, du genre à s'épuiser vite fait. On est du genre synchro, pas du genre écolo, du genre rétro, pas du genre réglo. Pas trop métro boulot dodo.

« If you've lost your faith in love and music, the end won't be long because if it's gone for you then I too may lose it and that would be wrong
I've tried so hard to keep myself from falling back into my bad old ways and it chars my heart to always hear you calling, calling for the good old days because there were no good old days, these are the good old days
It's not about, tenements and needles and all the evils in their eyes and the backs of their minds, daisy chains and school yard games and a list of things we said we'd do tomorrow »

# Posté le jeudi 05 novembre 2009 17:09

It comes as quite a shock.

On est du genre à cacher des cavadres dans le jardin du voisin, du genre à profiter des autres, du genre à tout vouloir, du genre à rigoler beaucoup trop et souvent trop fort. On est du genre à s'envoyer en l'air, du genre à faire peur, du genre à impressioner, du genre à déstabiliser, du genre à faire rire, du genre facile à la critique, du genre à se brouiller pour pas grand chose. On est peut-être du genre à se cogner contrer les murs, à pas se dire "Je t'aime" à l'occasion prévue, du genre à détester tout ce qui bouge et l'inverse. On est du genre casanier, du genre à se compliquer la vie, du genre à se vider les couilles au bord de la route. On est du genre à s'embrasser sur la bouche, du genre à se pincer les bras tard dans la nuit, à se foutre des gens, des qu'en diras-t-on, des bonnes vieilles femmes. A se foutre d'un ticket de bus, d'une amande, d'une controverse. On est beaucoup plus du genre tard que tôt, du genre brouillard que grissaille, du genre parcourir que relire, du genre découvrir que s'intéresser, du genre dur que pur, du genre pire que mieux. On est certainement du genre vieil adage, du genre on nous idolle, du genre "Je t'aime moi non plus", du genre à pas rendre la monnaie, du genre encrée dans notre époque. On est du genre plaintif, pas souvent craintif, du genre mélodramatique, du genre je-m'en-foutiste, du genre à la tant pis, du genre à la va-et-vient. On est du genre à remettre tout au lendemain, souvent à rien faire, du genre incompréhensible, du genre pas possible. On est du genre à reprendre un café, un dernier carré, un dernier ciné, une dernière taffe, une dernière adresse, un dernier magasin, une dernière chanson, un dernier courant d'air. On est du genre à reprendre un numéro, un dernier verre, un dernier rire. Pas à rendre notre dernier soupir. On est pas du genre à s'arrêter, à se frotter à plus fort, à s'identifier, à s'imaginer, à s'égarer quand ça en vaut pas la peine. On est pas du genre à se vider les poches, à se quitter, à se projeter à plus loin que demain. On est surtout du genre sans pitié, sans foi(e) ni lois, sans devise, sans artifices. On est du genre à avoir les yeux qui brillent, parfois rouge sang, du genre à avoir toujours le dernier mot, du genre pas de larmes même si des fois ça pique fort. On est du genre j't'embrouille, du genre pas touche, oui du genre jaloux. On est du genre tout ou rien, plus tout que rien. On est du genre à pas se comprendre, à parler fort, à se connaître par coeur, à se lier par le coeur. On est du genre créatif, pas trop artiste, pas trop tardif, pas trop laxiste, pas trop boudhiste. On est du genre associal, pas trop bavard, un peu menteur, parfois ça fait l'affaire. On est du genre à garder, souvent pour nous, rien pour les autres, du genre je te lasse, je t'embrasse, du genre j'étouffe si tu me touches, du genre pas grave si tu pars. On est du genre cambrousse, genre j'gambade, je te prends la main, je te mors, je te suis, parfois je te fuis, du genre j'exulte, j'exclue. Du genre j'pique, j'prie pour la rime, j'nie.
On est du genre à s'aimer beaucoup trop fort.

# Posté le mercredi 04 novembre 2009 15:23

it seems as we become the winners

it seems as we become the winners
Majesté, mes collants sont troués, mes cahiers mes crayons envolés
et la paresse des jours d'hivers, que puis-je y faire?
et je le dis parce que tu ne liras sûrement jamais ça, est-ce qu'un baiser serait trop demander?
je détruis le colisée sur tes pas, doucement pour la réputation

Arctic Monkeys / Grand Journal
Après avoir visioné cette piteuse prestation, je n'ai qu'un seul mot à dire : soporifique. Cornerstone, sur Humbug, c'est une bonne petite ballade (surtout à la fin) mais en live, c'est une daube bien trop lente que nous ont servis les Monkeys. On avait bien envie de passer à l'étape suivante, l'interview, mais pas de chance, Tania n'a fait que renforcé le côté ennuyeux de la chose. Nous voilà donc avec une chanson bien plate et des questions-réponses connus de tous depuis... 2006? J'aime les Monkeys, pas la France. Et qui est-ce qui angoisse maintenant?

Elle a peur d'un mot, d'un geste, d'un équart. Alors souvent, dans le noir, elle se rappelle ses mots. Il est comme toi, il a besoin d'une preuve... Et alors elle doute, son esprit se trouble. Bon dieu, qu'est-ce qu'il lui faut?

# Posté le mercredi 04 novembre 2009 10:14

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 16:09

Mais mec, t'as pas changé ou rien qu'un peu. T'es différent ou rien qu'sous cet angle. J'en reviens pas, je nous revois pas. T'as changé, j'm'en rends compte bêtement, là étendu sur le lit, là debout devant moi. Ou peut-être pas ou rien qu'un peu. Ici ou là. Tes traits sûrement pas, tes cheveux j'm'en occupe, ta bouche plus mordante, tes yeux qui rient constamment, tes jambes moulées ou non, tes mains qui tremblent mais je vois pas. Il y a toujours ce grand sourire, dents écarlates, qui me répond à des heures vagues. T'es peut-être plus grand, t'es peut-être plus ou moins, t'es peut-être des fois. Puis t'auras toujours ton carnet à la main, stylo posé sur la chaise, histoire qu'on s'en souvienne. Et encore, t'auras toujours cette vilaine manie de me faire peur et cet étrange rituel, cette façon de me taper pour m'énerver, cette façon de m'embêter pour nous réconcilier. Mais mec, on a changé ou rien qu'un peu. J'nous revois encore, il y a de ça deux ans, chiffre magique, instant figé, regroupé derrière nos idées. Tout ça c'est beaucoup trop vague pour moi, comment on en est arrivé là. C'est différent mais rien qu'sous cet angle.

un drôle et un peu crooneur, un peu frimeur, un peu macho, et un peu câlin aussi. (...) un glandeur, un branleur."

# Posté le mercredi 04 novembre 2009 08:15

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 09:33

Come closer. Come closer to me. Come closer now.

Come closer. Come closer to me. Come closer now.
Et putain que ça fait du bien de pouvoir lui parler. J'en ai conscience aujourd'hui. J'en ai conscience, hier. Je peux tout lui dire parce que même si je n'entends aucune réponse, je sais qu'il y a l'écoute.

Good Bye, Lenin! est un film allemand de Wolfgang Becker qui retranscrit la vie de la famille Kerner, constituée de Christiane la mère, puis d'Alex et Ariane ses deux enfants, vivant à Berlin-Est en République démocratique allemande (RDA).

Des fois, tu cherches et tu trouves, tu trouves et tu te plantes. "Je t'aime mais tu t'en fous." Pour reprendre les termes exactes de Lois : « Non mais je rêve ?! »

So, what the hell bcause i'll be laughing around your silly little jokes and we'll be laughing about how we use to smoke. All those stupid little cigarretes and drinks to put wine because it's what we need to have good times but it was fun when we were drinking. It was fun when we were drunk and it was fun when we were laughing.

# Posté le lundi 02 novembre 2009 17:55

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 15:24